Adolescents toxicomanes: les parents et l’entourage au centre d’une nouvelle campagne

Responsabiliser les parents et l’entourage des adolescents usagers de substances illicites: c’est l’objectif de la nouvelle campagne de sensibilisation « Contre les drogues, chacun peut agir », que lancent lundi les pouvoirs publics. la suite


Archives pour la catégorie Drogues

Le fumeur de pétards, une cible politiquement rentable

« Tolérer la consommation, c’est favoriser le travail des trafiquants », lançait en 2003 le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy aux Sénateurs l’auditionnant sur les dangers du cannabis. Et de tirer à boulets rouges sur la « complaisance » de la gauche en la matière. Un rapport du même Sénat dénonçait une « dépénalisation de fait », regrettant que:La suite

La sécurité, argument pour défendre les salles de consommation de drogue

PARIS – A droite comme à gauche, des élus se battent pour convaincre des collègues et des citoyens sceptiques sur l’utilité des salles de consommation de drogues, mettant en avant leurs bienfaits en terme de sécurité publique.

« Nous devons convaincre nos instances supérieures de leur utilité, notamment en terme de sécurité », déclare Patrick Padovani, médecin et adjoint UMP au maire de Marseille, qui n’hésite pas à parler de « mission » au vu de l’urgence sanitaire.

Une fois n’est pas coutume, l’élu UMP partage les convictions de ses collègues socialiste et écologiste de Paris, Sylvie Wieviorka et Véronique Dubarry, au coude à coude lors des 6e Etats généraux des usagers de substances licites et illicites (Egus), mercredi à Paris.

Sur ces salles de consommation à moindre risque – destinées en priorité aux drogués les plus marginalisés et qui n’ont pas accès au système de santé, soit quelques milliers de personnes en France – « il ne s’agit pas d’idéologie mais de pragmatisme », affirme le Dr Padovani.

Il a rappelé que c’était la droite qui avait fait avancer la réduction des risques en 1987 avec Michèle Barzach (vente libre de seringues) et 1994 avec Simone Veil (produits de substitution aux opiacés).

Ancien président de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt) de 2002 à 2007, Didier Jayle a même révélé qu’une expérimentation des salles de consommation avait figuré dans le plan gouvernemental sur les drogues 2004-2008 jusqu’à la veille de sa présentation publique.

D’après les exemples internationaux, comme à Vancouver (Canada) ou Bilbao (Espagne), l’ouverture de salles s’est accompagnée d’une baisse de l’insécurité et des nuisances dans le quartier d’implantation. Mais cela a nécessité un consensus pour avoir la coopération de la police et finalement emporter l’adhésion des riverains.

« Dès qu’on ouvre une structure sociale, ça suscite des réticences, à part les crèches, évidemment! Il va falloir aller dans les conseils de quartier et tout expliquer », prévoit Véronique Dubarry (Europe-Ecologie, Paris).

« Même si pour moi pour le principal argument est sanitaire, d’aucuns sont sensibles à la question sécuritaire », reconnaît l’élue du Xe arrondissement, qui comprend les gares de l’Est et du Nord, lieux de consommation notamment par injection.

« Il est évident que la sécurité publique est importante », renchérit Sylvie Wieviorka (PS, 2e arrondissement de Paris). Elle raconte comment l’ouverture d’un centre de soins pour toxicomanes aux Halles avait provoqué des réticences, levées par un travail de liaison avec le commissariat de quartier et des compromis avec les habitants, comme la fermeture du centre le mercredi, « jour des enfants » pour contrer leur « crainte irrationnelle ».

Pour le directeur d’Asud (réduction des risques parmi les usagers de drogues), Fabrice Olivet, « l’opposition entre usagers et riverains est totalement artificielle: tout le monde a intérêt à un environnement calme ».

Pour ouvrir des salles de consommation, « le simple argument sanitaire et prouvé scientifiquement (par l’Inserm, ndlr) est malheureusement inefficace parce que le citoyen moyen ne se sent pas concerné, même s’il consomme par ailleurs de la drogue », explique M. Olivet.

La violence sur les scènes ouvertes, c’est-à-dire la vente et la consommation dans un lieu public, « les riverains en sont spectateurs et c’est insupportable, mais les premières victimes sont les usagers », souligne le directeur d’Asud, assumant des propos « politiquement incorrects ».

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EGUS 6

La 6ème édition des EGUS 6 « Drogues, économie et sécurité, que doit-on attendre de la loi ? » organisée par l’association ASUD se déroulera mercredi 8 décembre, à Paris à la Maison des Association à partir de 8h45.

Venez nombreux !!!

Conférence-débat : 40 années de criminalisation des drogues, quel bilan pour la protection des individus et de la société ?

Principaux intervenants : Patrick Padovani adjoint à la santé à la Mairie de Marseille, Veronique Dubarry, maire adjoint à la mairie de Paris, Sylvie Wieviorka, Conseillère de Paris, Didier Jayle et Nicole Maestracci, anciens présidents de la Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et la Toxicomanie (MILDT], Olivier Postel-Vinay, rédacteur en chef de Books, Fabrice Rizzoli, politologue, spécialiste du crime organisé, Stéphane Gatignon, maire de Sevran. Représentants d’ASUD, AniteA, AFR, CIRC, Techno+.
Lieu : la Maison des Associations à Paris, 10-18 rue des Terres au Curé , 75013 Paris.
Date : mercredi 08 décembre 2010 de 9h à 18h
Entrée libre Programme complet : http://www.asud.org/egus/index.php

 

Le fumeur de pétards, une cible politiquement rentable

« Tolérer la consommation, c’est favoriser le travail des trafiquants », lançait en 2003 le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy aux Sénateurs l’auditionnant sur les dangers du cannabis. Et de tirer à boulets rouges sur la « complaisance » de la gauche en la matière. Un rapport du même Sénat dénonçait une « dépénalisation de fait », regrettant que: La suite

Les prisonniers toxicos toujours privés de seringues stériles

Par Marie Kostrz | Rue89 | 02/12/2010 | 13H38

Alors que l’usage de drogue est le premier facteur de propagation du sida en prison, l’Etat bloque l’accès au matériel stérile.

Selon l’étude Coquelicot publiée en 2006, 12% des drogués incarcérés ont continué à s’injecter un produit lors de leur séjour en prison. Parmi eux, un sur trois a partagé son matériel d’injection. Les prisonniers toxicomanes seront pourtant toujours privés de seringues stériles. Ainsi en a décidé le gouvernement qui a choisi la politique de l’autruche.

Experts, élus et associations de lutte contre le sida accusent une décision lourde de conséquences sur le plan sanitaire. Ancien détenu et membre d‘Act Up, Laurent Jacqua ne décolère pas contre le plan d’action stratégique pour l’amélioration des conditions sanitaires. Dévoilé fin octobre par le gouvernement, il trahit selon lui l’état d’esprit du pouvoir actuel :

« La drogue en prison, c’est une évidence, mais il ne veut pas le reconnaître. »

Ce qui lui laisse penser cela ? Sur les 86 pages du texte qui planifie l’action du gouvernement jusqu’en 2014, pas une ligne sur un programme d’échange de seringue (PES), qui permettrait aux détenus de disposer de matériel stérile. François Bess, président de l’Observatoire international des prisons, regrette aussi cette impasse :

« L’Inserm et le Conseil national du sida ont pourtant tous deux recommandé que cette mesure soit appliquée en prison. »

En prison, le sida circule comme la drogue

Après trente ans passés derrière les barreaux, Laurent Jacqua est persuadé de la nécessité des PES en prison. Il raconte :

« Il arrive parfois que trois ou quatre détenus partagent une même seringue. Quand ils n’en ont pas, ils en fabriquent avec une aiguille ou un stylo. Que se passe-t-il quand l’un d’entre eux a le sida ? Et quand ils retrouvent la liberté ? C’est autant de gens de contaminés. C’est criminel de ne pas agir. »

Car la came n’est pas la seule à circuler en prison : le sida aussi. L’usage de drogue est le premier facteur d’infection au VIH en milieu carcéral. Selon le Conseil national du sida, le risque d’être contaminé est de quatre à huis fois supérieur en prison qu’à l’extérieur. Il est environ dix fois plus important pour l’hépatite C.

Lors de la présentation du plan, l’ancienne ministre de la Santé Roselyne Bachelot a justifié l’exclusion des PES. Selon elle, cela poserait des « problèmes de sécurité ». Un argument non-recevable pour François Bess :

« Les PES sont mis en place dans de nombreux pays : en Espagne, en Suisse, même en Iran. Jamais un détenu n’a agressé le personnel pénitencier avec une seringue. »

Interrogé à l’Assemblée lors des questions au gouvernement, Michel Mercier, garde des Sceaux, justifie l’absence des PES du plan :

« Le ministère suit les préconisations d’une mission interministérielle qui souligne le caractère inopportun de ces échanges en prison. »

Pierre Chapard, président d’Asud, association pour les usagers de drogue, n’est pas satisfait de la réponse :

« Monsieur Mercier parle de la Mildt [Mission interministérielle de la lutte contre la drogue et la toxicomanie, ndlr]. ll s’agit toujours du même qui s’y oppose. Son président, Etienne Apaire, refuse toute avancée sur la réduction des risques. »

De l’eau de Javel en guise de désinfectant

Pour réduire les risques de contamination, pas de PES donc, mais de l’eau de Javel. La généralisation de son usage est en effet programmée pour désinfecter les seringues. La recommandation fait bondir les associations et les élus. Déjà répandue dans certaines prisons, la méthode est contestée par les experts.

Dans une note publiée en 2009, le Conseil national du sida précisait que :

« La probabilité d’une désinfection efficace n’est pas garantie. [...] Même correctement utilisée, l’eau de Javel ne permet pas d’éliminer avec certitude le VHC [virus de l'hépatite C, ndlr]. »

Pour Laurent Jacqua, l’utilisation de l’eau de Javel est une proposition inutile :

« Quand un prisonnier voit sa drogue arriver, vous croyez franchement qu’il va prendre le temps de désinfecter sa seringue ? Non, il va se piquer directement. De toute façon, seule une eau de Javel à 12% a des chances d’être efficace, mais celle distribuée en prison a une concentration inférieure. »

Autre point d’achoppement : le développement des produits de substitution, de plus en plus répandus en prison. S’ils présentent un intérêt, leur efficacité est remise en cause. Pour éviter le deal de ces substances, le personnel soignant pile souvent les cachets, annulant leur efficacité.

L’équité citoyens libres-détenus, un principe non-respecté

En faisant fi de ces revendications, le gouvernement est-il hors la loi ? Médecin psychiatre ayant exercé quatre ans en milieu carcéral et membre de l’Inserm, Laurent Michel rappelle :

« En 1994, le principe d’équité des soins entre prisonniers et citoyens libres a été inscrit dans la loi. Or, la vente libre de seringue stérile en pharmacie est autorisée depuis 1987. En interdisant les PES en prison, la France continue à ne pas appliquer la loi. »

Ce principe a pourtant été réaffirmé en 2009, dans le projet de loi pénitentiaire adopté par le Sénat.

Nicole Maestracci, ancienne présidente de la Mildt, nuance les accusations émises contre le gouvernement. Tout en considérant que les propositions du plan sont « dérisoires », elle relève :

« Il faut bien reconnaître que les PES sont difficiles à mettre en place en prison. Les surveillants seraient soumis à des injonctions contradictoires : distribuer des seringues et lutter contre le trafic de drogue, qui est interdite en prison. »

Un blocage très politique

Pierre Chapard a une conviction : les PES ont un jour été envisagés par le ministère de la Santé, qui a finalement fait marche arrière :

« Les PES et la mise en place d’un réel programme de réduction des risques pour les usagers de drogues en prison étaient l’un des points phares du plan, jusqu’à ce que François Fillon refuse les salles d’injection. En juin, nous avions été informés de la volonté du ministère de mettre en place des projets pilotes dans les prisons volontaires. Puis, après l’été, plus rien. »

Ces possibles blocages n’ont en rien altéré la détermination de Pierre Chapard :

« Nous essayons de sensibiliser les élus le plus possible… On essaye de faire le maximum en attendant 2012, en espérant que le contexte politique changera. »

La méphédrone interdite au sein de l’UE

AFP 03/12/2010 

Les ministres de la Justice de l'Union européenne ont décidé d'interdire la
fabrication et la commercialisation en Europe de la méphédrone, une drogue de
synthèse aux effets proches de la cocaïne ou de l'ecstasy.
Disponible sur internet, cette drogue demeurait jusqu'à présent licite dans
12 pays de l'UE. La Commission européenne avait recommandé son interdiction
le 20 octobre dernier.
Apparue en 2007 en Europe, elle est rapidement devenue très populaire,
notamment au Royaume-Uni où plusieurs décès suspects font l'objet
d'analyses.
La méphédrone est impliquée, selon la Commission, dans au moins 37 décès
suspects au Royaume-Uni et en Irlande.
Commercialiser désormais de la méphédrone dans l'UE sera considéré comme
une activité criminelle. La méphédrone était déjà interdite dans 15 Etats
de l'UE dont la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni.
Le plus souvent vendue sous forme de poudre, la méphédrone se trouve aussi en
gélules. Elle est vendue notamment sur internet sous les noms de "Bubbles",
"NeoDove" ou encore "Miaou Miaou" à un tarif très bas, 10 à 15 euros le
gramme (plus de deux fois moins cher que la cocaïne). Elle est fabriquée à
partir d'une forme synthétique de cathinone, le constituant naturel du khat,
une plante aux effets stimulants.
Certains spécialistes estiment que l'interdiction de la méphédrone risque
d'accroître encore sa récente notoriété, et d'encourager ainsi des jeunes
à en faire l'expérience. Et plusieurs scientifiques estiment que désormais
interdite, elle risque d'être vite remplacée par un produit de synthèse
similaire.

Paris : trois dealers présumés libérés par erreur

Jeudi, trois trafiquants de stupéfiants présumés ont été relâchés par le tribunal correctionnel de Paris. La suite

Arrêté avec 200 grammes, Willie Nelson veut un « Teapot party »

« Il y a un Tea Party, pourquoi pas un Tea pot party? Taxez la marijuana, régulez son marché, légalisez-la et arrêtez la guerre à la drogue à nos frontières. Pourquoi est-ce que les barons de la drogue feraient tous les profits? Des milliers de vies pourraient être sauvées. » La suite

La cocaïne de Neuilly devait inonder le marché parisien

Le plan antidrogue du préfet de police de Paris, Michel Gaudin, commence à produire ses effets. La saisie de 110 kg de cocaïne dans l’appartement en travaux d’une princesse saoudienne, à Neuilly-sur-Seine, vendredi, n’est pas seulement l’une des prises les plus spectaculaires de ces dernières années. Elle représente un sérieux manque à gagner, d’au moins 7 millions d’euros, pour les grossistes et autres revendeurs de la région parisienne qui devaient écouler ce stock au fil des mois. Car, la police en a maintenant la conviction, «cette marchandise devait irriguer toute l’Ile-de-France», confie au Figaro un responsable de la police judiciaire du Quai des Orfèvres. Et pas seulement la jet-set qui écume les soirées chics animées par d’infatigables DJ au nez poudré La suite

Au Portugal, la drogue est une affaire de santé

Le pays affiche aujourd’hui l’une des plus faibles consommations de drogues de l’Union européenne après la vote, il y a dix ans, d’une loi décriminalisant l’usage de stupéfiants. La suite

L’Express spécial cocaïne: la bourde Bourdin

Stupeur et tremblement en découvrant en page 90 du dossier de l’Express sobrement intitulé « Cocaïne la déferlante », la photo de Jean-Jacques Bourdin, rédacteur en chef de RMC Info, dans ce qui semble être une sorte de groupe de parole des narcotiques anonymes animé par le Dr Lowenstein. Légende de la surprenante photo: La suite

L’industrie du cannabis a désormais son lobby à Washington

L’Association nationale de l’industrie du cannabis (NCIA) a vu le jour mardi pour représenter les intérêts des industriels du secteur et des consommateurs et influencer depuis Washington les politiques fédérales, comme le font toutes les autres industries. La suite

Quizz: Que sais-tu de la toxicomanie ?

Accéder à mon quizz

La Française arrêtée au Brésil en possession de cocaïne «va très bien»

Jessica tient le coup. La Française de 28 ans, arrêtée mardi dernier à l’aéroport de Sao Paulo en possession de 9 kg de cocaïne «va très bien», a indiqué lundi à l’AFP le consul général de France à Sao Paulo Sylvain Itte. «On est en train de parler avec elle. Elle va très bien», a-t-il assuré depuis la prison où il lui a rendu visite. La jeune Française est incarcérée à la prison pour femmes de Sao Paulo. La suite

Trafiquant présumé remis en liberté par une juge: « Elle a bien fait son travail »

La semaine dernière, une juge des libertés et de la détention de Bobigny, avait remis en liberté, cet homme de 25 ans, soupçonné d’être un trafiquant de drogue, alors qu’il venait d’être mis en examen.La suite

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