La consommation excessive d’alcool engendre plus de 2,6 milliards de dépenses hospitalières

L’alcool est l’une des toutes premières causes d’hospitalisation en France, pointe une étude parue dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), qu’il s’agisse de séjours en MCO, psychiatrie ou SSR. Le coût estimé de la consommation excessive d’alcool s’élève à près de 3,6% de l’ensemble des dépenses hospitalières.

Un article paru dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) du 7 juillet présente les résultats d’une étude portant sur l’ensemble des séjours hospitaliers, publics et privés, en lien avec la consommation d’alcool recensés en 2012, qu’il s’agisse de séjours en médecine, chirurgie, obstétrique et odontologie (MCO), en psychiatrie ou en soins de suite et de réadaptation (SSR). « Ces résultats confirment que les conséquences de la consommation excessive d’alcool sont l’un des tous premiers motifs d’hospitalisation en France« , écrivent François Paille et Michel Reynaud, auteurs de l’article. Ainsi, en 2012, plus de 580 000 séjours ont été induits par l’alcool en MCO, soit 2,2% de l’ensemble des séjours et séances ; en psychiatrie, plus de 2,7 millions de journées lui sont dues, représentant 10,4% du total des journées et 3,7% des actes ambulatoires de psychiatrie des établissements sous dotation annuelle de financement (Daf). Enfin, en SSR, plus de 2 millions de journées liées à l’alcoolisation excessive ont été recensées, soit 5,6% de l’activité totale. Le coût estimé s’élève à près de 3,6% de l’ensemble des dépenses hospitalières en 2012. Les auteurs soulignent pourtant que l’on ne dispose en France que de peu d’études sur ce sujet. C’est pourquoi a été menée précisément cette étude, à la demande du ministère de la Santé, portant sur tous les séjours en lien avec la consommation d’alcool en 2012 et comparés aux données de 2006 pour les hospitalisations en MCO ou de 2009 pour les hospitalisations en psychiatrie et SSR.

Un coût encore probablement sous-estimé

Le coût de ces séjours hospitaliers, estimé à environ 2,64 milliards d’euros (Md€) en 2012, est « très important et représente une part très significative » des dépenses hospitalières totales, pointent les auteurs. Cependant, ce montant est « probablement sous-estimé compte tenu de l’absence de codage de l’alcool lors de séjours où il a pourtant joué un rôle important« . Comme, par exemple, à l’occasion de traumatismes ou de certains cancers en MCO et, plus encore, du fait de l’insuffisance de cotation de l’alcoolo-dépendance comorbide en psychiatrie. Or la comorbidité entre la dépendance alcoolique et les troubles psychiatriques est classiquement évaluée entre 25 et 50% par les enquêtes épidémiologiques spécifiques, rappellent les auteurs. Ils précisent par ailleurs que l’étude montre que les hospitalisations pour intoxication aiguë surviennent en moyenne 4,5 ans avant les hospitalisations pour dépendance et 13 ans avant les hospitalisations pour complications. Par ailleurs, les séjours MCO pour sevrage des patients alcoolo-dépendants sont 4 fois moins fréquents que les séjours pour prise en charge des complications de l’alcoolo-dépendance. Lire la suite

 

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