Dépression hivernale : quelles solutions ?

Un moral en dents de scie, un manque de tonus, un stress exacerbé : pour un certain nombre de personnes, l’hiver n’arrive jamais seul… Derrière ce cortège de symptômes d’intensités diverses, il peut se cacher une dépression dont la réponse ne se trouve pas forcément dans les antidépresseurs et les anxiolytiques. Phytothérapie et micronutrition peuvent constituer des alternatives. Pour une approche en douceur et sur-mesure.

Une phytothérapie individualisée

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a reconnu l’intérêt du millepertuis dans la prise en charge de la dépression légère à modérée. Cette plante agit sur les « hormones du cerveau » que sont la dopamine et la sérotonine. Ces neuromédiateurs ont des effets en cascade sur l’humeur, la concentration, le sommeil ou la mémoire. Le millepertuis donc, en duo avec de la « graine de mucuna ou de griffonia permettra de cibler respectivement les dysfonctionnements liés à la synthèse de la dopamine et de la sérotonine », poursuit le médecin.

Le safran exerce aussi un effet antidépresseur, dans les dépressions légères à modérées. Ses bienfaits seraient même comparables aux médicaments couramment utilisés. La rhodiole, quant à elle, est aussi connue pour augmenter la résistance face au stress. Pour une approche individualisée des troubles anxio-dépressifs, la rhodiole ou le millepertuis pourront être associés à d’autres plantes sous forme de préparation magistrale.

Contre l’anxiété, misez sur la passiflore mais pas seulement. L’arsenal passe également par l’aubépine en présence de symptômes pseudo-cardiaques (palpitations…), la mélisse si les troubles sont d’ordre digestif ou la valériane en cas de somatisation neuromusculaire (tensions au niveau du dos…).

Cette approche est également préconisée par Orfia Salhi, pharmacienne à Paris. Elle rappelle que « l’efficacité de la tisane reste très très modérée. Si l’on veut être efficace et soulager le patient, nous nous orientons vers ce type de complémentation à base d’extraits de plantes. Avec des concentrations spécifiques et disponibles en vente libre en officine». Les spécialistes parlent de phytothérapie clinique individualisée.

De la micronutrition sur-mesure

La micronutrition aussi peut apporter une réponse contre la dépression légère à modérée. L’enjeu est en quelque sorte de mettre à niveau ce que Martine Viville appelle « les co-facteurs qui vont contribuer à la bonne synthèse de la dopamine et de la sérotonine », à l’image du fer, du magnésium et des vitamines du groupe B. Pour optimiser la synthèse de ces neurotransmetteurs, privilégiez un menu équilibré en viandes, œufs, produits laitiers, céréales complètes et encore légumes verts.

Si en dépit d’une alimentation équilibrée et d’une activité physique régulière, votre état de stress ou de fatigue persiste, vous pouvez consulter un médecin micronutritionniste. Il vous proposera un dosage des  neurotransmetteurs. « Cette approche permet en effet de combler un éventuel déficit de façon précise », conclut le Dr Viville. « Toute complémentation doit être ciblée et réalisée chez un patient qui en a réellement besoin ». Autrement dit, dans le cadre d’une approche structurée et scientifique. Et non pas ‘à l’aveugle’.

Pour en savoir plus, consultez votre médecin ou votre pharmacien. Vous souhaitez en apprendre davantage sur la phytothérapie clinique individualisée ou sur la micronutrition et trouver un médecin formé à leur utilisation ? Le plus simple est de vous rendre sur le site de l’Institut européen des Substances végétales (IESV) à l’adresse : www.iesv.org. Ou sur celui de  l’Institut européen de Diététique et de Micronutrition (IEDM) : www.iedm.asso.fr/

 

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