J’ai été victime de la drogue du violeur

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  »J’ai repris le verre et je suis retournée danser en me disant qu’il allait revenir ». A partir de ce moment, elle ne se souviendra de rien.

Elle se souvient simplement du dernier verre qu’elle a bu. Stéphanie* a déposé plainte auprès du commissariat du XVe arrondissement de Paris après avoir été droguée lors d’une soirée et probablement violée par la suite. Contactée par metronews, cette jeune femme de 26 ans a accepté de livrer son douloureux témoignage pour dénoncer l’utilisation de la drogue du violeur, qui continue de sévir dans le monde de la nuit.

Vendredi 4 septembre au soir, Stéphanie se souvient être allée dans un bar parisien du VIe arrondissement avec des amis. Par la suite, l’un d’eux lui propose de continuer la soirée dans une discothèque voisine où il a des amis. Il est deux heures du matin. « En arrivant sur place, on nous a offert plusieurs verres, Kevin* et le barman étant de bons amis, j’en ai bu plusieurs mais je surveillais toujours mon verre, la façon dont il était servi », se souvient Stéphanie.

Des bleus recouvraient son corps

Mais au bout de deux heures, après avoir bien dansé, la jeune femme se rend compte qu’elle est seule. Kevin a disparu. Elle se dirige alors vers le barman pour lui demander où il est. « Ne t’inquiète pas, il va revenir » lui répond l’homme qui lui offre un dernier verre avant de retourner à ses occupations. Stéphanie l’accepte, boit, et le pose quelques secondes sur le comptoir le temps de se retourner pour voir si elle aperçoit son ami. « J’ai repris le verre et je suis retournée danser en me disant qu’il allait revenir ». A partir de ce moment, elle ne se souviendra de rien. Son prochain souvenir, elle le décrit comme « dingue, terrifiant, comparable à un film ».

« Je me suis réveillée le lendemain aux alentours de 17 heures dans le lit d’un inconnu. J’étais dans le XVe arrondissement de Paris, sans gilet, sans chaussures et dans un état comparable à un réveil après une anesthésie générale », nous décrit-elle. « J’étais terrifiée, je ne connaissais pas l’homme à côté de moi. Il m’a dit qu’il m’avait trouvée inconsciente dans la rue et qu’il m’avait amenée chez lui », explique Stéphanie qui lui demande alors « pourquoi il n’a pas appelé la police ou les pompiers ? » « J’ai déjà eu des problèmes avec eux donc j’ai préféré éviter » lui répond cet homme qui ne porte qu’un caleçon. « Je me suis levée et j’avais mal partout, mon corps ne cessait de trembler. Des bleus recouvraient mes bras, mes poignets, mes cuisses et mes côtes. J’ai vu qu’il s’était servi dans mon sac à main pour prendre mes cigarettes alors je me suis efforcée de rester calme. Et s’il avait vu mon adresse sur mes papiers ou tentait de me séquestrer ? », relate Stéphanie d’une voix tremblante.

« Je ne sais pas qui m’a agressée »

L’homme lui fournit alors une paire de baskets à lui pour qu’elle puisse rentrer, 4 tailles au-dessus de la sienne, et exige qu’elle les jette en arrivant chez elle. « Je me sentais tellement mal et sale que j’ai foncé chez moi pour me laver. Je sais que je n’aurais pas dû mais j’étais recouverte de saleté. J’ai ensuite été au commissariat qui a pris ma plainte et les baskets de cet homme. Puis ils m’ont envoyé à l’hôpital pour des analyses. » Le verdict ne tarde pas à tomber : alors que Stéphanie n’a jamais voulu prendre de drogue de sa vie, de la cocaïne est retrouvée dans son sang. Et les médecins soupçonnent fortement une autre drogue qui pourrait expliquer sa perte de mémoire et son état : le GHB, autrement appelé la drogue du violeur, soit un puissant tranquillisant.

Consommer du GHB engendre en effet une perte d’inhibition, détend les muscles et provoque une amnésie totale lorsqu’il est consommé avec de l’alcool. Ce qui est le cas de Stéphanie. « L’infirmière m’a dit que le trou noir que j’avais resterait ainsi. Je ne sais pas où j’ai été agressée ni par qui, et je me pose plein de questions. Mais dans un sens, je me dis que ce n’est pas plus mal. Je souffre déjà de savoir qu’on m’a touché à mon insu. Les souvenirs risqueraient de me détruire encore plus… », conclu Stéphanie avec émotion. Selon elle, l’enquête a été confiée à la police judiciaire de Paris. Contactés, ni la préfecture de police ni le parquet n’ont souhaité commenter cette affaire.

*Les prénoms ont été modifiés

Metronews.fr

 

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