Travailler plus et… boire plus

Selon des chercheurs finlandais, travailler à outrance nous conduirait sur la voie de l’alcoolisme. En effet, c’est en se penchant sur plusieurs travaux menés à l’échelle internationale (400 000 personnes au total) qu’ils ont tiré la conclusion suivante : enchaîner plus de 48 heures par semaine – soit au dessus du seuil de la directive européenne sur le temps de travail – augmenterait le risque de se lancer dans une consommation à risque. 

Marianna Virtanen et ses collègues du Finnish Institute of Occupational Health (Helsinki) ont passé en revue plusieurs travaux traitant de ce lien entre le temps de travail et la consommation de boissons alcoolisées. Ils se sont notamment focalisés sur une méta-analyse (englobant 18 travaux). Ainsi ont-ils découvert que ceux qui ont travaillé de 49 à 54 heures par semaine présentaient un risque accru de 13%. Et ce comparé à ceux dont l’emploi du temps était standard (de 35 à 40 heures). Selon les auteurs, « aucune différence n’a été observée entre les hommes et les femmes, selon l’âge ou le statut socio-économique. »

Comment expliquer cette conclusion ? Le stress inhérent à la profession ? L’alcool comme un levier pour tenir le coup ? Les chercheurs estiment que des travaux complémentaires seront nécessaires afin d’obtenir des explications à ce constat. Ils expliquent néanmoins que cela pourrait conduire « à une nouvelle réglementation du temps de travail au nom de la santé publique. »

Rappelons enfin que la consommation d’alcool est considérée comme « à risque » dès lors qu’elle dépasse 14 verres par semaine pour les femmes et 21 verres pour les hommes. A ce stade, les risques de maladies hépatiques ou de cancer s’en trouvent multipliés.

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