Addictions alimentaires : 2 mois pour arrêter sucreries, snacking…

Excès de gâteaux, de bonbons, grignotages compulsifs… Pas si simple de se libérer de ses addictions. Cependant de bons réflexes peuvent aider. Comme ce programme de « déconditionnement » conçu par le Dr Laurent Chevallier, nutritionniste.

On se déconditionne : 3 semaines

Trop sucrée, trop grasse, trop salée, mais aussi remplie d’additifs qui faussent les sensations alimentaires, l’alimentation industrielle est aussi pauvre en nutriments, et nous fait manger trop et trop mal. La supprimer au maximum permet de renouer avec des produits sains et nutritifs, et d’éliminer une grande partie des composés suspects. Au passage, on y gagne quelques kilos en moins, une meilleure forme physique, et moins de compulsions alimentaires.

On arrête : les boissons industrielles, y compris les jus de fruits sans sucre ajouté, les sodas même light, les produits industriels (gâteaux, plats préparés, sauces, etc), les fromages, les céréales transformées type pétales de céréales de petit déjeuner.

On y a droit ! Les surgelés bruts et non cuisinés, les produits laitiers frais nature, les compotes sans sucre ajouté, un peu de pain de boulangerie multi-céréales et complets (40 à 60 g par jour).

Pour s’aider : on fait les courses le ventre plein de façon à éviter l’envie d’achats inutiles. On va au marché pour éviter d’être tenté par les rayons épicerie/sucreries et échapper aux packagings tentateurs. On booste sa consommation d’œufs bio, de volaille, de produits laitiers nature, de poissons et crustacés, de légumes secs, de noix, amandes et autres « graines » (modérément) pour leurs acides aminés précurseurs des neurotransmetteurs (dopamine et la sérotonine) essentiels pour le cerveau.

On s’attaque à son point faible : 1 mois

Si on est « sucré » et « salé »

- On réduit ses portions pour réduire ses apports, et pouvoir faire de nouveau confiance à ses sensations alimentaires. En mangeant, par exemple, dans une petite assiette posée dans une grande, pour un effet trompe-l’œil, et en donnant un bel effet visuel à son plat.

- On inverse l’ordre d’un repas, en commençant par les fruits et laitages du dessert : une astuce qui coupe la faim… et on dévore ensuite moins les pâtes, le gratin ou la viande : idéal pour réduire les quantités tout en mangeant de tout ! Une fois par jour.

- On boit un grand verre d’eau (plate ou gazeuse) avant le repas, pour hydrater et « caler ».

- On fait une journée végétarienne par semaine sans viande ni poisson, mais avec des œufs et des produits laitiers, pour renouer avec une alimentation riche en légumes.

- On se distrait, on se calme ou on se console autrement que par la nourriture. Une activité physique, mais aussi artistique (dessiner, faire des photos, lire, chanter) ou méditative est un excellent dérivatif et évite de manger pour de mauvaises raisons.

- On mange en conscience en mâchant, lentement, en profitant des saveurs et des sensations qu’elles déclenchent. Quand on approche de la satiété, on s’arrête sans frustration, car de toute façon le plaisir diminue.

- On croque un fruit et on boit un grand verre d’eau en cas de creux. Si la fringale est récurrente, et revient aux mêmes horaires, préférez une collation faite d’un fruit, d’une boisson chaude, d’un laitage nature et de quelques noisettes ou amandes à bien mâcher.

Si on est plutôt « sucré »

Difficile de décrocher du sucre, mais pourtant, les excès mènent droit au surpoids et au diabète. Mauvaise nouvelle : la plupart des aliments industriels contiennent des sucres ajoutés, et souvent de mauvaise qualité comme du sucre raffiné, quand ce n’est pas du sirop de glucose-fructose.

On arrête : laitages sucrés aux fruits, céréales de petit déjeuner élaborées, pâtes à tartiner, fruits au sirop, gâteaux, bonbons, jus de fruits…

On y a droit ! Fruits (3 par jour en moyenne) y compris les bananes, compotes sans sucres ajoutés du commerce ou maison, fruits secs comme les abricots, les figues ou les dattes (3 à 5 max par jour), flocons de céréales sans sucre ajouté, toutes les épices pour remplacer le sucre dans les laitages et compotes. Et aussi du chocolat, mais 10 g soit 1 grand carré maximum par jour !

Si on est plutôt « salé »

On limite le sel et le gras. Le sel, exhausteur de goût, favorise l’appétit… et notamment l’envie de gras. En consommer trop mène à l’hypertension, à la rétention d’eau… Et il n’est pas rare de trouver chez certaines personnes des apports 10 fois supérieurs aux besoins.

On arrête : frites et chips, biscuits apéritifs, beurre salé, poissons et viandes fumés, plats industriels et conserves, charcuteries, pain en excès, fromages à pâtes dures très secs, et l’excès de sel dans l’eau des pâtes et du riz. En pratique, on supprime la salière sur la table. On choisit des aliments pauvres en sel et on achète seulement de temps en temps des produits alimentaires transformés. Pendant deux semaines, on se passe complètement de sel, puis, les deux semaines suivantes, on passe à un repas sans sel par jour de façon à reprendre en douceur mais en conservant des dosages très limités.

On y a droit ! Poivre, toutes les épices, des herbes fraîches à foison pour donner du goût.

 

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