Cancer : les recommandations pour bien s’alimenter

Les patients atteints de cancers sont soignés avec des traitements lourds qui ont des répercussions sur la manière de s’alimenter. Comme les risques de dénutrition existent et qu’ils ont des conséquences sur l’efficacité du traitement, voire sur la mortalité, il est essentiel de tout mettre en œuvre le plus tôt possible pour éviter que les malades ne perdent du poids, conservent un bon apport calorique et gardent le plaisir de manger. Bruno Raynard, chef de service diététique et nutrition à Gustave Roussy et membre du Conseil d’administration de la Société francophone nutrition clinique et métabolisme (SFNEP), fait le point sur cette situation. Même si chaque patient a besoin de conseils diététiques personnalisés, il nous apporte des recommandations qui peuvent s’appliquer à tous les malades.

Quels sont les risques sur l’alimentation d’un traitement ?

La plupart des traitements cause des nausées, altère l’appétit et le goût des aliments et provoque un phénomène de satiété précoce. Les patients n’ont plus faim dès qu’ils ont consommé une faible quantité de nourriture. Si ces effets sont causés directement par le traitement, la maladie génère aussi de la fatigue, des déprimes ou de la dépression qui, elles aussi, modifient la faim. Pour accompagner le patient, l’entourage et les professionnels de santé ne doivent jamais faire de forcing alimentaire, car cela aggrave les problèmes de nutrition. En revanche, avant que le problème devienne irréversible, il existe quelques principes simples à mettre en place.

Fractionner les repas

Pour limiter la nausée et s’adapter la satiété précoce, on préfère fractionner les repas en 4 à 6 collations par jour plutôt qu’en 3 gros repas. Le patient choisit l’aliment qu’il a le plus envie de manger mais en plus petite quantité.

Enrichir en calories les plats

Pour faire le plein de force, on enrichit les plats pour les rendre plus riches en calories et en protéines. On rajoute du beurre, du fromage, de l’huile d’olive, des lardons, un jaune d’œuf dans sa purée, sa soupe, ses pâtes, de la chantilly ou de la crème fraiche sur les fraises, de la mayonnaise dans la salade. On n’hésite pas à rajouter des fruits oléagineux (cacahuètes, noix, amandes, poudre d’amande, noix de coco râpée…). Le patient doit consommer 30 calories par kilos de poids par jour. Soit par exemple 2100 calories pour 70 kilos.

Se faire plaisir, oublier tous les règles de l’alimentation équilibrée

L’altération du goût provoque souvent un dégoût de la viande rouge qui devient métallique, mais peut toucher sans distinction tous les aliments. Il n’existe aucune règle. En fonction des patients il est essentiel de réadapter les menus et éliminer tous les goûts parasites. Pour atténuer (…) Lire la suite sur Topsanté

 

associationcoeurdenfants |
GRUPO FOLCLORICO DA CASA DE... |
Postures |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | mjc de l'albenc
| TABLE RONDE FRANCAISE MONTL...
| Peña Le Boeuf Qui Rit