L’introspection plus douloureuse que la souffrance physique

Etre confronté à ses pensées semble être une expérience insupportable pour la majorité des individus selon une étude scientifique américaine. Pour l’éviter, ils seraient même capables de se faire du mal.

« Je pense donc je suis » ne semble pas être l’adage de notre génération. En effet, la majorité des personnes redoutent tellement l’oisiveté et supportent tellement mal de cogiter qu’ils préfèrent s’infliger une douleur physique selon une étude publiée dans la revue médicale Science.

Timothy Wilson, un psychologue social de l’Université de Virginie à Charlottesville a recruté 409 étudiants bénévoles pour mettre en place une série d’expériences basées sur des périodes de réflexion. Il cherchait à comprendre comment les volontaires utilisaient leur cerveau pendant un temps d’inactivité.

Penser est un acte inconfortable

Les bénévoles ont été placés dans des pièces vides, sans téléphones portables ni stylo, pendant 6 à 15 minutes.

Certains ont reçu l’instruction de penser à ce qu’il voulait, d’autres à des scénarios plus précis.

A la suite de cette expérience, ils ont évalué leur satisfaction. La moitié d’entre eux a trouvé ce moment désagréable et la plupart d’entre eux se sont ennuyés.

Pour valider ces conclusions, les chercheurs ont demandé aux bénévoles de réitérer cette « épreuve » mais chez eux. Près d’un tiers des sujets de l’étude a admis avoir triché. Ils ont préféré écouter de la musique ou lire plutôt que de laisser leur cerveau penser librement.

Puis les scientifiques ont poussé l’expérience plus loin. Les volontaires ont subi une décharge électrique si désagréable qu’ils ont tous affirmé préférer payer pour ne plus la recevoir. Pourtant quand ils se sont retrouvés seuls face à leur solitude et leurs pensées, les chercheurs ont constaté un phénomène surprenant.

67% des hommes et 25% des femmes ont choisi de s’infliger eux-mêmes des décharges électriques plutôt que de simplement s’asseoir tranquillement et penser.

« Nous avions pensé qu’il ne serait pas si difficile pour les gens de se divertir», explique le psychologue Timothy Wilson. « Nous avons un grand cerveau bourré de souvenirs (…) Lire la suite sur Topsanté

 

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