Sida et hépatite C : 6 fois plus de malades dans les prisons

En 2010, l’enquête Prévacar a estimé pour la première fois le nombre de cas d’hépatite C et de VIH dans les prisons françaises. Les résultats de cette enquête ont été publiés aujourd’hui.

Réalisée conjointement en 2010 par l’Institut national de veille sanitaire (Invs) et la Direction générale de la santé (DGS), l’étude Prévacar avait pour objectif de déterminer, pour la première fois, la prévalence de l’infection par le VIH et le virus de l’hépatite C chez les personnes détenues en France. Les chiffres de cette étude, publiés aujourd’hui dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire confirment que les personnes en détention sont plus vulnérables que le reste de la population. Des données qui confirment l’intérêt d’une politique de réduction des risques en milieu carcéral.

Parmi les 60 975 personnes détenues en mai 2010 dans 188 établissements pénitentiaires, 2 154 individus ont été tirés au sort dans 27 établissements. Pour chaque détenu tiré au sort, un questionnaire individuel a été rempli à partir des données contenues dans son dossier médical le jour de l’enquête. Les résultats ont ensuite été publiés sous un numéro, afin de respecter l’anonymat des détenus.

VIH et hépatite C : plus de cas chez les femmes

Ainsi, en 2010, la prévalence du VIH chez les personnes incarcérées était estimée à 2,0% et était plus élevée chez les femmes (2,6% ) que chez les hommes. A noter que 75% des personnes détenues porteuses du VIH recevaient un traitement pour leur infection et que parmi les personnes au stade sida, 94% étaient traitées.

La prévalence du virus de l’hépatite C était estimée à 4,8% et était plus élevée chez les femmes (11,8%) que chez les hommes. Près de la moitié des personnes infectées par l’hépatite C avaient une hépatite chronique et 44% avaient reçu ou recevaient un traitement pour le virus.

Au total, la prévalence du VIH et du VHC était six fois plus élevée en milieu carcéral qu’en population générale.

Cette étude Prévacar permet de confirmer l’importance du dépistage et de la prise en charge de ces pathologies infectieuses pendant l’incarcération afin d’en limiter la transmission et d’améliorer le pronostic de ces patients.

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