Pneumothorax : le traitement se simplifie

Cet épanchement d’air dans la membrane entourant les poumons, qui touche principalement des jeunes fumeurs, se traite désormais en ambulatoire. On évite ainsi de rester hospitalisé plusieurs jours et on se remet aussi plus vite. Le point avec le Pr Charles-Hugo Marquette, chef du service de pneumologie au CHU de Nice.

Pneumothorax : résorber la poche d’air et soulager

Cela commence souvent par une sensation brutale de « coup de poignard » en bas du thorax, une gêne respiratoire, un essoufflement et une toux
sèche qui accentue la douleur…
Une radiographie des poumons, parfois complétée par un scanner, permet de confirmer le diagnostic de pneumothorax. Provoqué par un épanchement d’air entre les deux feuillets de la plèvre, normalement collés l’un à l’autre, il entraîne une compression du poumon.

Cet accident peut faire suite à un traumatisme (choc, blessure) ou survenir spontanément chez des personnes souffrant d’une maladie pulmonaire comme la bronchite chronique (BPCO) ou sans raison particulière. Il s’agit souvent d’hommes jeunes de 20 à 40 ans, de morphologie longiligne, fumeurs ou ex-fumeurs.

« Les pneumothorax spontanés sont quinze fois plus fréquents chez les fumeurs, précise le Pr Charles-Hugo Marquette. Le tabac peut en effet provoquer une inflammation et une petite fuite d’air à la surface du poumon qui se décolle alors de la cage ­thoracique. Ce risque existe même chez les fumeurs récents, et il est encore plus important avec le cannabis, qui est inhalé plus profondément. »

Pneumothorax : poser un drain portatif

Il y a quelques années, le traitement consistait le plus souvent à se reposer au lit en attendant que l’air se résorbe spontanément, et que le poumon se « recolle » au bout de quelques mois. C’est ce qui se pratique encore aujourd’hui lors d’un premier pneumothorax de faible intensité, lorsqu’on n’est pas essoufflé. Mais si la gêne est plus importante, il est nécessaire d’aspirer l’air pour recoller vite la plèvre au poumon. Dans un cas sur deux, cela peut se faire de façon manuelle en vingt minutes grâce à une aiguille, et sous anesthésie locale.

Une autre solution consiste à poser un drain dans le thorax qui aspire l’air durant cinq jours environ, à l’hôpital. Mais une nouvelle technique a tendance à la remplacer : le drainage portatif. « Cela consiste à (…) Lire la suite sur Topsanté

 

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