Les maladies du HPV, le virus du sexe oral

L’acteur américain Michael Douglas avait raison d’évoquer en juin dernier les liens entre cunnilingus, papillomavirus (HPV) et cancer oropharyngé.

En juin, l’acteur Michael Douglas stupéfiait les médias en déclarant au quotidien anglais The Guardian que son cancer de la gorge, découvert en 2010, était probablement dû à une contamination par le papillomavirus (HPV) contractée lors de cunnilingus. Le lien entre virus et cancers de l’oropharynx, un sujet peu médiatisé jusque-là, s’est vu consacrer une session entière lors de la 12e conférence mondiale sur le cancer de l’œsophage (OESO), à Paris le 29 août.

En réalité, il n’est pas possible d’attribuer aussi directement la cause du cancer d’une personne à un virus, surtout pour un tel cancer davantage lié à l’alcool ou au tabac. Cependant, Michael Douglas n’a pas tort d’évoquer un virus, l’HPV, effectivement identifié depuis des années comme un facteur de risque croissant des cancers de la bouche et de la gorge. Il est très souvent retrouvé au sein des cellules cancéreuses. Dans un article publié l’an dernier dans BioMed Central Cancer et cosigné par le Pr Stina Syrjänen, de l’université de Turku en Finlande, l’une des premières scientifiques à alerter en 1982 sur les liens entre l’HPV et les cancers de l’oropharynx, les auteurs estimaient qu’environ 15.000 nouveaux cas de cancer survenaient chaque année en Europe à cause des HPV 16 et 18 et pas moins de 300.000 cas de condylomes.

150 papillomavirus différents

Car il faut plutôt parler «des» HPV que «de» l’HPV. Il existe plus de 150 types différents d’HPV. Certains sont particulièrement redoutés, notamment les HPV 16 et 18, dits «à haut risque», car ils sont impliqués dans une bonne part des cancers. On les retrouve par exemple dans 90% des cancers de l’anus, 65% des cancers du col de l’utérus et du vagin, 50% des cancers de la vulve, 35% des cancers du pénis, et 45 à 90% des cancers de la bouche et de la gorge. Ils sont d’ailleurs ciblés par les vaccins existant (Cervarix et Gardasil). Il faut néanmoins se garder d’extrapoler l’intérêt avéré de ces vaccins pour la zone ano-génitale à la gorge, car on ignore faute d’étude quelle serait leur efficacité sur les infections orales.

D’autres HPV ne provoquent pas de cancer mais n’en sont pas moins gênants pour leurs porteurs. C’est par exemple le cas des HPV 6 et 11 qui sont dits «à bas risque» car ils ne provoquent pas de cancer. Ils ne sont pas pour autant anodins puisqu’ils sont responsables de condylomes acuminés (verrues) génitales ou anales. Ces HPV 6 et 11 sont ciblés par le Gardasil. Lire la suite Figaro santé

 

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