Sevrage alcoolique : ce n’est pas qu’une question de volonté…

Une atrophie cérébrale pourrait empêcher certaines personnes alcooliques de trouver assez de motivation pour se sevrer selon les résultats d’une étude de l’Inserm.

On dit toujours que la volonté est le meilleur moyen de se débarrasser d’une addiction. Mais ce ne serait pas forcément vrai pour toutes les personnes alcooliques si l’on en croit une étude menée par des chercheurs de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale). Ces derniers ont montré que certaines personnes dépendantes à l’alcool souffraient d’une atrophie cérébrale qui pourrait être à l’origine du manque de motivation.

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont réalisé des IRM de personnes alcooliques souhaitant se soigner, de personnes non alcooliques ainsi que de malades n’arrivant pas à arrêter de boire. Ils ont remarqué que ces dernières souffraient d’un trouble cognitif qui pourrait les empêcher d’avoir assez de volonté pour se sevrer de leur dépendance à l’alcool. Les régions du cerveau concernées sont impliquées dans les fonctions cognitives telles que les prises de décision ou l’évaluation des conséquences de ses actes.

« Les IRM montrent clairement une atrophie cérébrale chez les personnes manquant de motivation. Le volume de la matière grise dans la région frontale ou encore au niveau du cervelet est nettement inférieur au volume retrouvé chez les personnes très motivées pour le sevrage et chez les témoins », explique Hélène Beaunieux, coauteur des travaux.

Les chercheurs souhaitent maintenant poursuivre ces études afin de savoir si cette atrophie cérébrale n’est pas justement la cause de la dépendance à l’alcool des patients qui en souffrent.

Selon les chiffres de l’Inpes (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé), on estime que 54 % des hommes et 21 % des femmes (35 % au total) ont, de façon occasionnelle ou régulière, une consommation d’alcool à risque, c’est-à-dire qui peut mettre leur santé en danger, à court ou long terme. Ce chiffre inclut 0,9 % de personnes qui présentent un risque de dépendance à l’alcool (1,7 % des hommes et 0,2 % des femmes). Cependant, on peut se réjouir que la (…) Lire la suite sur Topsanté

 

associationcoeurdenfants |
GRUPO FOLCLORICO DA CASA DE... |
Postures |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | mjc de l'albenc
| TABLE RONDE FRANCAISE MONTL...
| Peña Le Boeuf Qui Rit