Vente des médicaments en supermarché : une piste de plus en plus sérieuse

Ce que les pharmaciens redoutaient pourrait bientôt devenir réalité : l’autorité de la concurrence considère comme une bonne mesure l’ouverture partielle de la vente de médicaments dans les grandes surfaces.

Michel-Edouard Leclerc jubile. Alors que le directeur de l’enseigne de supermarchés milite intensément depuis 2008 pour l’introduction de médicaments sans ordonnance dans ses rayons, l’avis de l’Autorité de la concurrence pourrait bien accélérer la réalisation de son souhait. Les pharmacies, autorisées dès vendredi à vendre des médicaments non remboursés sur des boutiques en ligne, pourraient se voir concurrencer par les grandes surfaces.

L’Autorité de la concurrence s’est prononcée dans un rapport rendu public mercredi en faveur de l’ouverture partielle du monopole officinal, au motif que cela « permettrait aux consommateurs de bénéficier de tarifs plus attractifs pour leurs achats de médicaments d’auto-médication ».
Pour le président de l’autorité Bruno Lasserre, il existe actuellement trop de disparités entre les prix des médicaments sans ordonnance d’une pharmacie à l’autre. Ils peuvent varier « de 1 à 4″. Problème, les consommateurs ne se rendent pas compte de cette différence, faute de transparence sur les tarifs. L’intérêt d’autoriser les supermarchés à vendre eux aussi des médicaments non remboursables est donc bien réel, toujours selon l’Autorité de la concurrence : ils pourraient faire baisser les prix du marché de 25 %.

Les pharmaciens remontés
Ces observations de l’Autorité de la concurrence, soumises à consultation avant une décision définitive à la fin de l’année, ont suscité des réactions mitigées. Dans le camp des grandes surfaces, le patron du groupe Leclerc a logiquement applaudi : « c’est une avancée considérable. La France est le dernier pays avec la Belgique et l’Espagne à refuser l’ouverture du monopole des officines ».
Dans le camp des pharmaciens, Lucien Bennatan, président du groupement de pharmaciens PHR, cité par Le Figaro rétorque que l’argument du pouvoir d’achat des consommateurs brandi par M. leclerc ne tient pas et parle d’économies de bouts de chandelle : « Cela rapporterait moins de (…) Lire la suite sur Topsanté

 

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