La métamphétamine, nouvelle menace pour l’Afghanistan

KABOUL (Reuters) – L’Afghanistan, miné par la rébellion islamiste, la corruption et le problème de l’opium, est confronté à une nouvelle menace : la consommation en flèche de méthamphétamine, une drogue de synthèse qui provoque des états euphoriques.

Connue notamment sous le nom de « cristal », de « meth » ou d’ »ice » (glace), cette drogue provoque une terrible accoutumance.

Alors que les forces étrangères doivent quitter l’Afghanistan d’ici la fin 2014, la consommation de métamphétamine, si elle se répand, risque d’ajouter encore au chaos et à la dissolution de la société.

En 2012, les saisies ont été trois fois plus importantes que l’année précédente, s’établissant à 48, selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC).

Le départ des troupes étrangères risque de faire de l’Afghanistan un nouveau point de passage privilégié pour le « cristal » iranien vers des pays comme la Thaïlande et l’Indonésie, via le Pakistan, craignent certains experts.

« C’est une menace potentielle », dit à Kaboul un responsable de la puissante Agence américaine de lutte contre la drogue (DEA).

En général, ce sont de petites quantités qui sont saisies, autour de 500 grammes, précise de son côté Peter Bottomley, consultant de l’ONUDC dans la capitale afghane. « La tendance actuelle est inquiétante », ajoute-t-il. « Si ce pays devient dépendant au ‘meth’, ce sera un gros problème. »

L’Afghanistan est le premier pays producteur d’opium dans le monde, une culture qui finance notamment l’insurrection islamiste. Cette année, la production, d’où est issue l’héroïne, devrait atteindre un niveau record, selon l’ONUDC.

On estime à environ un million le nombre de personnes dépendantes de l’héroïne en Afghanistan.

LA CRAINTE D’UN « DÉSASTRE »

Dans un laboratoire des faubourgs de Kaboul, des spécialistes analysent quotidiennement les échantillons de drogue saisis par les forces de sécurité.

Sur une table, un sac contient des cristaux translucides, qui ressemblent à du gros sel marin – c’est l’une des dernières saisies de « meth ». Dans de petits sachets, on trouve plus loin de l’héroïne, de l’opium, de la morphine et du haschich.

« Il faudrait que les sanctions pour les revendeurs soient plus fortes », dit Mohammad Khalid Nabizada, directeur du laboratoire placé sous l’autorité des services anti-stupéfiants de la police.

Les peines qui frappent les vendeurs de « meth » sont relativement légères – un an de prison pour la vente d’un kilo de métamphétamine. Pour l’opium, c’est trois ans, et dix ans pour l’héroïne.

La métamphétamine n’est apparue que récemment en Afghanistan. Elle est produite dans des laboratoires clandestins à la frontière iranienne. Sa consommation est surtout répandue dans les provinces afghanes de Herat et de Nimroz, mais depuis quelques temps la police opère des saisies dans tout le pays.  La suite Reuters

 

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