Guérison de l’hépatite C: la France est en tête, mais elle peut et doit mieux faire!

SANTÉ – La France a la meilleure politique de santé vis-à-vis des patients atteints d’hépatite C, parmi les trente pays européens analysés par le Health Consumer Powerhouse en 2012 (*). Cette bonne nouvelle est pourtant toute relative.

Il reste en effet encore beaucoup de patients non dépistés (90.000) et à peu près autant de malades diagnostiqués encore non guéris. Quand on sait que le nombre de décès (environ 3500 par an) dus aux complications de la maladie (cirrhose ou cancer du foie) reste supérieur à celui dû aux accidents de la circulation, on comprend que le problème de santé public est loin d’être réglé.

Et pourtant, depuis quelques années, le traitement connaît des progrès révolutionnaires. On peut actuellement guérir l’hépatite C chez plus de deux patients sur trois, et on pourra vraisemblablement guérir tous les malades à moyen terme grâce à de nouveaux médicaments actuellement en cours de développement.

Il est regrettable de constater ce décalage énorme entre les possibilités thérapeutiques et la réalité des prises en charge dans notre pays. Comme l’écrit le Health Consumer Powerhouse:

« Bien que ses résultats soient très bons, la France a encore de la marge pour améliorer les choses! ».

Une prise de conscience insuffisante de la gravité du problème

Selon cette étude, la France doit, entre autres, son avance à ses équipes soignantes car ce sont celles qui obtiennent les meilleurs résultats thérapeutiques.

Alors que manque-t-il pour aboutir à une situation bien plus satisfaisante?

Comme dans les autres pays européens, le gouvernement et l’opinion publique n’ont pas une conscience assez nette de la gravité du problème.

Personne ne peut être sûr d’être exempt d’une hépatite C

La maladie est encore considérée comme étant spécifique à des groupes à risque. Or si c’est vrai pour les nouveaux cas de contamination, la grande majorité des malades suivis actuellement n’appartient à aucun de ces groupes à risque.

Souvent, aucune cause n’est retrouvée. En outre, la maladie évolue silencieusement pendant des dizaines d’années, le temps d’oublier un épisode de vie à l’origine d’une infection possible.

Dès lors il est raisonnable de penser à élargir le dépistage au delà et de résumer ainsi la situation: a priori personne n’est à l’abri d’une hépatite C.

En 2004, la prévalence de la maladie était estimée à 248.000 personnes. Depuis, seulement 145.000 d’entre elles ont été diagnostiquées et 51.000 guéries. Soit un peu plus d’un patient dépisté sur cinq et d’un patient diagnostiqué sur trois.

Même si c’est mieux que dans beaucoup de pays européens, cela reste largement insuffisant. Lire la suite

 


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