De nouvelles pistes pour un vaccin contre le sida

Selon les derniers chiffres de l’Onu, le nombre de personnes infectées par le VIH a légèrement augmenté en 2011, avec 34 millions de personnes touchées contre 33,5 millions en 2010.

Un vaccin permettant de ralentir le VIH développé en Espagne

Une équipe de médecins espagnols a annoncé avoir développé un nouveau vaccin qui permet de bloquer temporairement la progression du virus du sida chez les patients infectés. « Ce que nous avons fait, c’est donner des instructions au système immunitaire pour qu’il apprenne à détruire le virus, ce qu’il ne fait pas de manière, disons, naturelle« , a expliqué Felipe Garcia, un des membres de l’équipe de chercheurs de l’hôpital Clinic de Barcelone dont l’étude a été publiée dans la revue Science Translational Medicine.

Dans le détail, les chercheurs ont prélevé des cellules dendritiques du patient (des sentinelles du système immunitaire qui vont initier une réponse immunitaire globale et spécifique), qu’ils ont mises en présence du VIH préalablement inactivé. Ce sont ces cellules qui vont donner au système immunitaire le programme pour mieux lutter contre le VIH. Ces cellules se hérissent alors d’antigène anti-VIH qui vont initier des anticorps spécifiques par les lymphocytes B, tandis que les lymphocytes T CD8 partent détruire les lymphocytes CD4 infectés par le VIH.

Lors des essais, menés sur une quarantaine de patients qui ont interrompu leur traitement antirétroviral, le vaccin est parvenu à « contrôler temporairement la réplication du virus avec une réduction maximum de la charge virale de plus de 90 % par rapport à la charge initiale« , ajoute l’hôpital dans un communiqué. « Ce résultat est similaire à la réponse obtenue avec une monothérapie utilisant des médicaments antirétroviraux » qui agissent, eux, en inhibant à différents stade le mécanisme de réplication du VIH, précise-t-il.

Ce vaccin constitue une avancée dans la lutte contre le sida car il permet d’éviter temporairement la prise de médicaments quotidienne, et à vie, « qui cause des gênes aux patients en raison de possibles effets toxiques sur le long terme, ajouté à son coût économique élevé« , relève l’équipe de chercheurs. Toutefois, le vaccin seul ne permet de réduire la charge virale que pendant une durée maximum d’un an, période à l’issue de laquelle les patients doivent reprendre les médicaments antirétroviraux.

« A l’avenir, il faudra améliorer le vaccin et le combiner avec d’autres vaccins thérapeutiques. Arriver jusque-là nous a pris sept ans et dans les trois ou quatre années à venir, nous allons travailler dans cette direction« , a affirmé le chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Clinic, Josep Maria Gatell, qui a dirigé l’équipe de chercheurs.

Un vaccin oral sans toxicité protège des macaques d’une infection

Une équipe française a développé une approche résolument originale. En collaboration avec le chercheur Louis Wei Lu de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), l’équipe de Jean-Marie Andrieu, professeur à l’Université Paris Descartes, n’a pas mobilisé les armes traditionnelles du système immunitaire. Doctissimo

 

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