Les ravages du sexting chez les ados américains

À l’âge de 17 ans, un lycéen américain sur cinq a déjà envoyé des photos érotiques ou sexuelles de lui-même (sexting) par téléphone, parfois sous la contrainte.

C’était une jolie jeune-fille aux yeux bleus, aux longs cheveux blonds qui semble déborder de vie sur les photos. L’un de ces clichés, envoyé à son petit ami, l’a conduite au suicide. Elle était nue, il l’a envoyé à d’autres et la diffusion virale a commencé. «Tout le monde avait vu la photo!», témoigne une de ses camarades de classe. «Quand elle venait à l’école, elle entendait sans cesse: Oh, c’est la fille qui a envoyé la photo. C’est juste une p…».

Une triste histoire qui s’est passée dans l’État de l’Ohio aux Etats-Unis il y a quatre ans mais qui pourrait bien se multiplier si l’on n’y prend garde, sous des formes moins visibles mais tout aussi destructrices. Selon une enquête menée par des chercheurs du département de psychologie de l’université de l’Utah auprès de lycéens âgés de 15 à 17 ans, publié le 7 juin dans les Archives of sexual behavior, près de 20% des adolescents américains ont déjà envoyé des images de leurs parties intimes par téléphone portable (sexting). Les questionnaires anonymes distribués aux 606 étudiants d’une école privée indiquent qu’en moyenne, un tiers des filles et la moitié des garçons ont déjà reçu ce genre d’images et surtout, que 18% des garçons et 17% des filles ont déjà envoyé des images sexuelles d’eux-mêmes.

La pornographie interdite aux mineurs

Une pratique qui a déjà conduit des jeunes enfants devant les tribunaux aux États-Unis. C’est également interdit en France. «Avant l’âge de 15 ans, c’est très clair, tout est interdit. Le consentement de l’enfant n’y fait rien. On considère qu’il est trop jeune», explique Julie Leonhard, docteur en droit et maître de conférences à l’université de Lille 2. D’ailleurs la pornographie est réservée aux adultes: «Seule la pornographie entre adultes est autorisée, ajoute la juriste, et même si le mineur de plus de 15 ans a le droit d’avoir une vie sexuelle, il n’a pas pour autant celui de voir des images pornographiques.»*

Quid du sexting entre adolescents? Il est encore moins envisageable puisque la fabrication d’images pornographiques avec des mineurs est interdite. «Pas seulement la fabrication, renchérit Julie Leonhard, mais aussi la consultation, la détention et la diffusion d’images pornographiques avec un mineur». Quant à se réfugier derrière le caractère artistique ou naturel de la nudité pour tenter d’échapper à l’étiquette «pornographique», la définition est suffisamment floue aujourd’hui pour permettre toutes les interprétations juridiques. Figaro Santé

 

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