Allergènes : Bientôt des mentions sur les bouteilles de vin

Contient des traces de lait », « peut contenir des protéines d’œuf » : ces mentions insolites devront figurer sur les bouteilles de vin concernées à compter du 1er juillet, en vertu d’une directive européenne visant à informer le consommateur de la présence d’allergènes dans les boissons alcoolisées.

Parmi ces substances, la caséine (protéine de lait) et l’ovalbumine (protéine d’œuf) peuvent toutefois déclencher des allergies AFP/MARTIN BERNETTI / AFP

Les protéines de lait et d’œuf, le collagène de poisson, le caramel ou encore le bois de chêne font partie des nombreuses substances que les vignerons sont autorisés à mettre dans leurs cuves durant le processus de vinification – la transformation du jus de raisin en vin. Elles permettent de modifier le goût, l’aspect ou les caractéristiques de conservation du breuvage final. « Produire du vin ne consiste pas seulement à presser du raisin et à laisser fermenter le jus, explique Marie-Madeleine Caillet, vice-présidente de l’Union des Oenologues de France. Il y a des étapes complexes, des pratiques et des produits autorisés. La liste de ces pratiques et traitements œnologiques autorisés durant la vinification est impressionnante : il est par exemple possible d’ajouter des morceaux de bois de chêne afin de reproduire les arômes des bons vieux fûts, ou encore du caramel, pour renforcer la couleur des vins de liqueur. Certains de ces additifs sont naturels et donc autorisés également par les fédérations d’agriculture biologique telles que Nature et progrès.

Parmi ces substances, la caséine (protéine de lait) et l’ovalbumine (protéine d’œuf) peuvent toutefois déclencher des allergies. Leur présence devra donc être mentionnée sur les étiquettes des vins mis en bouteille à partir du 1er juillet. « C’est une pratique ancestrale : les anciens mettaient du blanc d’œuf dans les fûts afin de “coller” le vin », souligne Eric Serrano, directeur régional de l’Institut français de la vigne et du vin (IFVV). Le collage consiste à utiliser des protéines pour agglomérer les particules présentes dans le moût et les faire tomber au fond de la cuve. « Ça permet d’éliminer les résidus du vin et ce sans aucun impact organoleptique » (sur le goût du breuvage), précise François Davaux, oenologue à l’IFVV. Les vignerons qui ne souhaiteront pas écrire « protéine d’oeuf » ou « traces de lait » sur leurs étiquettes pourront toujours recourir à d’autres « colles » non allergènes, telles que les protéines de blé et de pois ou encore le collagène de poisson, tous autorisés par la réglementation européenne. France Soir

 

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