USHA de Lyon : Un hôpital psychiatrique dans la prison

Trois Unités hospitalières spécialement aménagées existent en France, contre neuf prévus avant 2012 par le gouvernement sortant. Nicolas Sarkozy avait d’ailleurs envenimé le sujet en qualifiant l’établissement de Lyon d’hôpital-prison pour « pédophiles ».

L’USHA de Lyon accueille des détenus dans un état de grande détresse

L’USHA de Lyon accueille des détenus dans un état de grande détresse AFP/PHILIPPE DESMAZES / AFP

Un hôpital avant tout. Tous les matins, médecins et infirmiers franchissent un détecteur de métaux, sous l’oeil de gardiens, pour prendre leur poste à l’Unité hospitalière spécialement aménagée (USHA) de Lyon, « hôpital-prison » où ils tentent de mener un travail de soins psychiatriques entre les murs. Car ici, les patients sont des détenus, arrivés en état de crise le plus souvent, pour des séjours de moins de dix semaines en moyenne. Pierre, un aide-soignant insiste d’ailleurs sur le fait que « c’est un hôpital » et que les gardiens ne contrôlent que l’entrée de cette structure pilote ouverte en mai 2010.

Pas de cellule mais des chambres

Après deux ans de fonctionnement à Lyon, Pierre Lamothe, le médecin-chef du service médico-psychologique régional (SMPR) de Lyon, qui a porté le projet, défend une structure permettant d’extraire de l’univers carcéral les détenus souffrant de problèmes psychiatriques. Il assure ainsi qu’ici, que ce soit lors du service des repas ou des promenades, « vous avez toujours un soignant comme interlocuteur » et non des gardiens, « et ça change tout ».

Des ateliers pour aller mieux

Outre les rendez-vous avec les cinq psychiatres (pour 60 patients), l’établissement propose en effet différents ateliers comme l’arthérapie, dans une salle où s’accumulent les sculptures et peintures des patients. « A la fois, on est au courant de leur histoire, pour savoir où les amener, et on doit l’oublier, parce qu’on travaille avec l’être humain, son côté sain, pas avec son crime », précise Julie Korp, l’arthérapeute américaine du centre. Et d’ajouter qu’ici le personnel dit « patient » et non « détenu », « chambre » et non « cellule ». Certains détenus ont même une clef de leur chambre, avec laquelle ils peuvent sortir à heures fixes, leur porte étant fermée le reste du temps par une double-serrure. France soir

 

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