Longtemps positive, l’image de la cocaïne se dégrade

Drogue « de la fête », « de la performance », drogue « inoffensive »… Cette réputation a valu à la cocaïne une hausse ininterrompue de sa consommation depuis quinze ans. Des premiers signes de dégradation de son image auprès des consommateurs apparaissent cependant : c’est l’un des éléments clés de Cocaïne, données essentielles, la première monographie sur ce stupéfiant devenu le deuxième produit illicite consommé en France après le cannabis, que publie l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) jeudi 29 mars. Fini le côté « paillettes » ? Aujourd’hui, l’heure est à la prise de conscience des dégâts sanitaires. Un moment charnière.

Consulter le rapport de l’OFDT Cocaïne, données essentielles (en PDF)

  • Une banalisation de l’usage dans tous les milieux

La dernière décennie a été marquée par la banalisation de la cocaïne, notamment parce que son prix a baissé : le gramme valait 150 euros en 1990, 80 en 2000 et 60 en 2010. Cette chute des prix a permis une diffusion parmi les catégories intermédiaires. La diffusion de la cocaïne s’explique aussi par l’image de performance associée à cette drogue qui colle bien avec l’état d’esprit de la société, le mode de consommation – le sniff est perçu comme peu risqué par rapport à l’injection – et la hausse de la disponibilité sur le territoire.

Au total, 400 000 personnes en consomment au moins une fois dans l’année, et 1,5 million de Français ont déjà essayé. La progression est frappante : l’usage dans l’année a été multiplié par trois (de 0,3 % à 0,9 %) de 2000 à 2010, l’expérimentation par près de cinq (de 0,8 % à 3,8 %) entre 1992 et 2010. C’est chez les 18-34 ans que la diffusion est la plus large. Parmi eux, près de 7 % ont déjà expérimenté le produit. Lire la suite

 

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