Ipergay, l’essai de prévention du sida qui fait polémique

« Sida, baisons futé », disait en son temps une pub pour préservatifs. Pourra-t-elle bientôt s’appliquer au Truvada ? Ce médicament, un antirétroviral, est utilisé depuis janvier 2012 dans le cadre de l’essai Ipergay (Intervention préventive de l’exposition aux risques avec et pour les gays). Cette expérimentation, qui concerne la population homosexuelle à risque, provoque l’indignation dans la communauté gay et chez certains médecins, qui contestent – notamment – les modalités de l’essai. Celles-ci prévoient, afin de mesurer l’efficacité du médicament, d’administrer à la moitié des patients du groupe-test un placebo – étude dite en double aveugle. Au risque d’exposer davantage ces personnes à une contamination.

Les antirétroviraux sont habituellement utilisés dans les soins pour séropositifs, et pour limiter la transmission du VIH de la mère à l’enfant. L’idée de leur utilisation sur des personnes saines, en prévention, et non plus simplement sur les malades, provient des Etat-Unis. Elle est notamment encouragée par le laboratoire Gilead, fabricant du Truvada.

Iprex, le premier essai de cette nature, mené principalement en Amérique du Sud et en Thaïlande sur une population gay à risque, a montré que la prise en continu du Truvada sur une année ne protégeait que très peu de l’infection. Sur les 2 499 volontaires de l’étude, 34 ont développé l’infection au VIH dans la branche sous Truvada, 64 ont développé l’infection sous placebo. Un différentiel manifestement insuffisant, mais qui n’a pas empêché l’Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales (ANRS) d’expérimenter à nouveau le Truvada. Lire la suite

 

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