Sida, ces actions qui ont tout changé

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Archive pour 3 décembre, 2010

Les prisonniers toxicos toujours privés de seringues stériles

Par Marie Kostrz | Rue89 | 02/12/2010 | 13H38

Alors que l’usage de drogue est le premier facteur de propagation du sida en prison, l’Etat bloque l’accès au matériel stérile.

Selon l’étude Coquelicot publiée en 2006, 12% des drogués incarcérés ont continué à s’injecter un produit lors de leur séjour en prison. Parmi eux, un sur trois a partagé son matériel d’injection. Les prisonniers toxicomanes seront pourtant toujours privés de seringues stériles. Ainsi en a décidé le gouvernement qui a choisi la politique de l’autruche.

Experts, élus et associations de lutte contre le sida accusent une décision lourde de conséquences sur le plan sanitaire. Ancien détenu et membre d‘Act Up, Laurent Jacqua ne décolère pas contre le plan d’action stratégique pour l’amélioration des conditions sanitaires. Dévoilé fin octobre par le gouvernement, il trahit selon lui l’état d’esprit du pouvoir actuel :

« La drogue en prison, c’est une évidence, mais il ne veut pas le reconnaître. »

Ce qui lui laisse penser cela ? Sur les 86 pages du texte qui planifie l’action du gouvernement jusqu’en 2014, pas une ligne sur un programme d’échange de seringue (PES), qui permettrait aux détenus de disposer de matériel stérile. François Bess, président de l’Observatoire international des prisons, regrette aussi cette impasse :

« L’Inserm et le Conseil national du sida ont pourtant tous deux recommandé que cette mesure soit appliquée en prison. »

En prison, le sida circule comme la drogue

Après trente ans passés derrière les barreaux, Laurent Jacqua est persuadé de la nécessité des PES en prison. Il raconte :

« Il arrive parfois que trois ou quatre détenus partagent une même seringue. Quand ils n’en ont pas, ils en fabriquent avec une aiguille ou un stylo. Que se passe-t-il quand l’un d’entre eux a le sida ? Et quand ils retrouvent la liberté ? C’est autant de gens de contaminés. C’est criminel de ne pas agir. »

Car la came n’est pas la seule à circuler en prison : le sida aussi. L’usage de drogue est le premier facteur d’infection au VIH en milieu carcéral. Selon le Conseil national du sida, le risque d’être contaminé est de quatre à huis fois supérieur en prison qu’à l’extérieur. Il est environ dix fois plus important pour l’hépatite C.

Lors de la présentation du plan, l’ancienne ministre de la Santé Roselyne Bachelot a justifié l’exclusion des PES. Selon elle, cela poserait des « problèmes de sécurité ». Un argument non-recevable pour François Bess :

« Les PES sont mis en place dans de nombreux pays : en Espagne, en Suisse, même en Iran. Jamais un détenu n’a agressé le personnel pénitencier avec une seringue. »

Interrogé à l’Assemblée lors des questions au gouvernement, Michel Mercier, garde des Sceaux, justifie l’absence des PES du plan :

« Le ministère suit les préconisations d’une mission interministérielle qui souligne le caractère inopportun de ces échanges en prison. »

Pierre Chapard, président d’Asud, association pour les usagers de drogue, n’est pas satisfait de la réponse :

« Monsieur Mercier parle de la Mildt [Mission interministérielle de la lutte contre la drogue et la toxicomanie, ndlr]. ll s’agit toujours du même qui s’y oppose. Son président, Etienne Apaire, refuse toute avancée sur la réduction des risques. »

De l’eau de Javel en guise de désinfectant

Pour réduire les risques de contamination, pas de PES donc, mais de l’eau de Javel. La généralisation de son usage est en effet programmée pour désinfecter les seringues. La recommandation fait bondir les associations et les élus. Déjà répandue dans certaines prisons, la méthode est contestée par les experts.

Dans une note publiée en 2009, le Conseil national du sida précisait que :

« La probabilité d’une désinfection efficace n’est pas garantie. [...] Même correctement utilisée, l’eau de Javel ne permet pas d’éliminer avec certitude le VHC [virus de l'hépatite C, ndlr]. »

Pour Laurent Jacqua, l’utilisation de l’eau de Javel est une proposition inutile :

« Quand un prisonnier voit sa drogue arriver, vous croyez franchement qu’il va prendre le temps de désinfecter sa seringue ? Non, il va se piquer directement. De toute façon, seule une eau de Javel à 12% a des chances d’être efficace, mais celle distribuée en prison a une concentration inférieure. »

Autre point d’achoppement : le développement des produits de substitution, de plus en plus répandus en prison. S’ils présentent un intérêt, leur efficacité est remise en cause. Pour éviter le deal de ces substances, le personnel soignant pile souvent les cachets, annulant leur efficacité.

L’équité citoyens libres-détenus, un principe non-respecté

En faisant fi de ces revendications, le gouvernement est-il hors la loi ? Médecin psychiatre ayant exercé quatre ans en milieu carcéral et membre de l’Inserm, Laurent Michel rappelle :

« En 1994, le principe d’équité des soins entre prisonniers et citoyens libres a été inscrit dans la loi. Or, la vente libre de seringue stérile en pharmacie est autorisée depuis 1987. En interdisant les PES en prison, la France continue à ne pas appliquer la loi. »

Ce principe a pourtant été réaffirmé en 2009, dans le projet de loi pénitentiaire adopté par le Sénat.

Nicole Maestracci, ancienne présidente de la Mildt, nuance les accusations émises contre le gouvernement. Tout en considérant que les propositions du plan sont « dérisoires », elle relève :

« Il faut bien reconnaître que les PES sont difficiles à mettre en place en prison. Les surveillants seraient soumis à des injonctions contradictoires : distribuer des seringues et lutter contre le trafic de drogue, qui est interdite en prison. »

Un blocage très politique

Pierre Chapard a une conviction : les PES ont un jour été envisagés par le ministère de la Santé, qui a finalement fait marche arrière :

« Les PES et la mise en place d’un réel programme de réduction des risques pour les usagers de drogues en prison étaient l’un des points phares du plan, jusqu’à ce que François Fillon refuse les salles d’injection. En juin, nous avions été informés de la volonté du ministère de mettre en place des projets pilotes dans les prisons volontaires. Puis, après l’été, plus rien. »

Ces possibles blocages n’ont en rien altéré la détermination de Pierre Chapard :

« Nous essayons de sensibiliser les élus le plus possible… On essaye de faire le maximum en attendant 2012, en espérant que le contexte politique changera. »

La méphédrone interdite au sein de l’UE

AFP 03/12/2010 

Les ministres de la Justice de l'Union européenne ont décidé d'interdire la
fabrication et la commercialisation en Europe de la méphédrone, une drogue de
synthèse aux effets proches de la cocaïne ou de l'ecstasy.
Disponible sur internet, cette drogue demeurait jusqu'à présent licite dans
12 pays de l'UE. La Commission européenne avait recommandé son interdiction
le 20 octobre dernier.
Apparue en 2007 en Europe, elle est rapidement devenue très populaire,
notamment au Royaume-Uni où plusieurs décès suspects font l'objet
d'analyses.
La méphédrone est impliquée, selon la Commission, dans au moins 37 décès
suspects au Royaume-Uni et en Irlande.
Commercialiser désormais de la méphédrone dans l'UE sera considéré comme
une activité criminelle. La méphédrone était déjà interdite dans 15 Etats
de l'UE dont la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni.
Le plus souvent vendue sous forme de poudre, la méphédrone se trouve aussi en
gélules. Elle est vendue notamment sur internet sous les noms de "Bubbles",
"NeoDove" ou encore "Miaou Miaou" à un tarif très bas, 10 à 15 euros le
gramme (plus de deux fois moins cher que la cocaïne). Elle est fabriquée à
partir d'une forme synthétique de cathinone, le constituant naturel du khat,
une plante aux effets stimulants.
Certains spécialistes estiment que l'interdiction de la méphédrone risque
d'accroître encore sa récente notoriété, et d'encourager ainsi des jeunes
à en faire l'expérience. Et plusieurs scientifiques estiment que désormais
interdite, elle risque d'être vite remplacée par un produit de synthèse
similaire.

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